Aimant faire le clown, j ai dit OK pour participer à la longue performance - environ 25 minutes. Découverte du monde structuré et spontané en même temps de la danse contemporaine. Excellente expérience personnelle. Du mouvement donc, au tempo et au feeling, allié à de superbes photos de la même Roxane. Le gars aux méga tatouages c est Daniel Pina !
Mouvements anthropomorphiques - Roxane Petitier (L'auteur - Mathias Girard) posté le mercredi 17 mars 2010 22:10
Cours de français sur téléphone portable au PECOS (RESF) posté le dimanche 14 mars 2010 18:59
Journées Poët Poët : Le Microscope de Jésus-Christ - 18 mars 10 à MUSEAAV (* L'OURSIN * gazette culturelle de Denis Chollet) posté le samedi 13 mars 2010 18:50
INVITATION
Pascal Giovannetti
LE MICROSCOPE DE JESUS-CHRIST (FEUILLETONS)
(Ecritures-Lecture- Performance-Publication)
Poésie contemporaine
« Ainsi se dévoile l'être total de l'écriture : un texte est fait
d'écritures multiples,
issues de plusieurs cultures et qui entrent les unes avec les
autres en dialogue,
en parodie, en contestation ; mais il y a un lieu où cette
multiplicité se rassemble,
et ce lieu, ce n'est pas l'auteur, comme on l'a dit jusqu'à
présent, c'est le lecteur »
Roland Barthes
Dans le cadre des
Journées Poët Poët
la poésie dans tous ses états d’art
TECHNOLOGIES COSMOPOLITES
Jeudi 18 mars à partir de 19h00
MUSEAAV
Place Garibaldi Nice
Performances
Informatique et poésie
Duplex avec Berlin
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Pascal Giovannetti
LE MICROSCOPE DE JESUS-CHRIST (FEUILLETONS)
(Ecritures-Lecture-
Performance-Publication)
Poésie contemporaine
Le Microscope de Jésus-Christ (feuilletons) est un texte
composé de plusieurs
milliers de segments narratifs (le Corpus) écrits par Pascal
Giovannetti.
Ces segments se répondent les uns les autres et créent, par
association d’idées,
lors de la lecture, une accumulation d’images qui se
percutent et s’entrechoquent
jusqu’à créer un océan narratif, parfois calme, parfois
agité, sur lequel le lecteur
dérive au gré des courants. Ainsi, se forme comme une transe, une
traversée hypnotique
à travers une forêt de mots.
Jamais la même.
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Les segments sont écrits de façon à ce que début, milieu, fin
puissent s’accoler les uns les autres et que le lecteur ne
soit pas en mesure, une fois la publication achevée, de déterminer
quel était le segment originel. C’est un choix esthétique
pour tenter de parcourir l’écart spatio-temporel qui sépare
et réunit l’écrivain du lecteur.
Mais, c’est le lecteur qui a le dernier mot. C’est lui
qui combine les segments, qui crée de l’imprévisible et
de l’inconnu à chaque lecture. En ce sens, le Microscope de
Jésus-Christ (feuilletons) est un livre produit par deux volontés.
Des deux, la seconde est la plus importante ; celle du lecteur qui
n’est jamais le même tandis que l’écrivain serait passé
à autre chose.
Mais, ici ce n’est pas le cas. L’écrivain et le
lecteur, tous les deux, créent ensemble un livre. L’écrivain
n’oubliera pas son lecteur. Il conservera trace du don
qu’il lui a fait. Lui aussi pourra revenir à ce livre
désormais, par la volonté de l’un et de l’autre, écrit
à deux voix et qui appartient au deux.
Avec l’écrivain qui s’égare dans ce qu’il a
écrit.
Le Microscope de Jésus-Christ (feuilletons) ne contient pas
en lui-même l’image du lecteur auquel il est censé être
destiné parce que l’écrivain ne veut pas savoir à qui il
s’adresse ; le laissant libre dans sa lecture.
Il lui fait confiance.
Le lecteur et l’écrivain sont égaux en ce sens qu’ils
ne décident pas de ce qui sera publié. C’est un contrat
mutuel face à une aventure littéraire transparente aboutissant à un
livre. Car, nous parlons bien d’un livre. Cette forme
d’impuissance, cet horizon que l’on dit indépassable.
Ce livre qui devient une parole, une oralité parce qu’au
début était le verbe et que ce verbe est un son ; enfermé ou
non dans du papier ou dans un ailleurs qui croit espérer se passer
de matérialité.
Un dispositif informatique permet de mélanger de façon aléatoire
les segments et de fabriquer, à chaque fois, un texte unique que
seul un miracle verrait se répéter à l’identique.
Mais, pourquoi pas un miracle…
Chaque lecture-performance-publication donne lieu à une nouvelle
modification du Corpus que je nomme publication.
Il y aura obligatoirement des références, des avant-gardes vers qui
se tourner et qui, de fait, ne le seront plus. Alors, l’on
utilisera les préfixes « post » ou « néo ». J’ai le sentiment
que ma proposition se situe forcément dans un « après » que je veux
voir se transformer en un « présent » : celui de
l’écriture-performance-publication. Tel le caméléon, les
regards d’avant se confondront avec ce que je veux faire
maintenant : l’offrande d’une narration dont le lecteur
sera seul juge avec sa culture, son déterminisme, ses
prédestinations, son libre-arbitre, le hasard des relectures, la
nécessité des calages. L’objet de ma proposition reste bien
abstrait. Son résultat est bien concret : un récit. Dès lors, le
retour aux vieilles avant-gardes s’achève ici et ne serait
que « plagiat par anticipation ». Le respect que j’ai pour
elles ne m’empêchera pas de me constituer en tant
qu’être libre et mélangé : dada, surréalisme, lettrisme,
Oulipo, « situationnisme », poésie sonore, poésie directe, action
poetry, Fluxus… j’en passe et des meilleurs.
N’en jetez plus, la cour est pleine ! Ce n’est pas de
l’opportunisme mais de l’honnêteté. J’y
rajouterai l’intérêt que je porte au conte et à la
littérature orale ainsi que ma fréquentation régulière des scènes
Slam où la parole devient spectacle et puis aussi les ateliers
d’écritures quand l’écrit élaboré offert aux autres
participants s’incarne dans une voix parfois maladroite mais
toujours belle ; la voix qui gomme les maladresses et fait vivre
l’écrit dans l’instant éphémère de l’écoute.
Après, viendront ou non les réécritures, la fixation de
l’encre sur du papier ; le moment de tous les dangers.
Une performance est aussi un spectacle avec ses plaisirs, ses
lassitudes, ses stimuli, ses scènes de genre, ses moments
d’éloignement où l’on pense à autre chose (les
associations d’idées), ses instants où l’on
s’imagine être l’acteur de la performance et être dans
la performance grâce, justement, à la performance de
l’artiste (sa réussite) et l’envie de la reproduire, de
la modifier, de se l’approprier malgré son enfermement dans
une consigne.
Le Microscope de Jésus-Christ (feuilletons) est une expérience en
devenir avec son écriture fragmentée, ses phrases détruites et sans
ponctuation qui offrent un espace de liberté au lecteur ;
l’anagramme des temps qui s’effacent dans les
publications. La liberté de l’écrivain est, quant à elle, une
forme de dissolution, de disparition.


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